vendredi 25 avril 2014

Marathon de Paris 2014: Plan B atteint.....à défaut de mieux

Bonjour,

Après une préparation laborieuse, entrecoupée de pause pour cause de rhume puis de bronchite, que je termine avec pas moins de 150km parcourus en moins que la préparation de l'année dernière ( 349km contre 500 en 26 sorties contre 35).

J'avais alors 3 choix qui se proposaient à moi: essayer d'atteindre mon objectif de 3h30, essayer d’améliorer mon record perso de 3h44 et partir sans objectif en faisant une balade dans Paris.

Dans le sas avant le départ

Comme les 2 années précédentes, c'est avec mon frère aîné que je me met dans le sas des 3h30. Je sens rapidement que ça va être dur, je n'ai pas l'impression d'avoir "du jus" ce qui ne me rend pas trop confiant pour atteindre mon objectif de 3h30. Heureusement, le temps est superbe voir même un peu chaud vu la température aux alentours des 8h30 mais je préfère largement ça au froid et au vent.

Rapidement, je me fixe comme "stratégie" de partir un peu plus bas que mon allure cible de 5'/km donc je me contente d'un petit échauffement dans le sas, les premiers kilomètres me serviront de mise en jambes.

Du départ au 5ème kilomètre

Comme dit au dessus, je pars sur une base des 5'05-5'10 au km au moins pour ces premiers kilomètres avant pourquoi pas, repartir sur une allure un peu plus rapide. La difficulté du départ, c'est de ne pas se laisser aspirer par les autres coureurs, qui souvent partent un peu vite, pas mal me doublent mais je ne m'affole pas. Je profite du moment présent J'arrive à stabiliser mon allure et me mettre progressivement dans le rythme en restant concentré tandis que beaucoup de coureurs me doublent , j'en entends déjà que parlent d'avance sur leur temps de passage, je sais que certains le payeront plus loin même si bien sûr je ne leur souhaite pas.


moi suivi de mon frère

Du 5ème au 10ème:

Arrive le ravitaillement, j'accélère un peu à son approche pour pouvoir y "prendre mon temps" sans trop en perdre..du temps. Je me contente d'un ou 2 morceaux de sucre mais je bois entièrement ma bouteille d'eau, ce n'est que le début de la course mais il commence déjà à faire chaud. Mon frère qui est avec moi depuis le départ ne se sent pas trop en jambes, je lui conseille de ne pas s'affoler et de continuer tranquillement, il aura le temps d'accélérer après si ses sensations sont meilleures. J'essaye d'augmenter un peu l'allure mais les jambes ont du mal à répondre, dommage car le souffle est bon et même se je n'ai pas de ceinture cardio, je sais que mes pulsations ne sont pas trop hautes. Quand nous entrons dans le bois de Vincennes préfère ralentir mon allure car je sais que je ne peux pas encore tenir les 5'/km, je me dit que je verrais ça pour plus tard dans la course

Du 10ème au 20ème:

Ce passage dans le bois de Vincennes est un peu long même si ce n'est pas désagréable comme parcours. Vers le 12ème kilomètre, j'essaye de reprendre une bonne allure mais ce n'est pas facile. J'essaye de tenir jusqu'au 15ème kilomètre mais ce n'est pas facile.

 Dans l'idéal, j'espérais, au début, 5km tranquille, plus rapide jusqu'au 30-35ème puis finir au mieux mais cet espoir tombe rapidement à l'eau. J'espérais alors pouvoir faire un négative spilt, ça, ça m'aurait plu mais j'ai toujours le corps comme coupé en 2: le haut du corps en "aisance" avec un bon souffle et le bas avec les jambes déjà un peu lourde, je sens même que les cuisses sont déjà à la limite ce qui me rappelle le marathon de 2012 avec l'apparition de crampes dès les quais de Seine, un vrai cauchemar.

Sortie du bois de Vincennes, retour dans Paris, j'aime bien se passage entre le 18ème et le semi, une petite excitation à l'approche de ce semi car je sais qu'il y aura plein de monde. Je reprends mon rythme de 5'05/km en me disant que je verrais après le semi pour accélérer. Comme pour le premier ravitaillement, je prends bien soin de me désaltérer et prend encore 1-2 sucres et un morceau de banane.

Du semi au 30ème

Je passe le semi en 1h48 soit 3' de retard sur l'objectif 3h30, je sais que cette petite poignée de minutes ne sera pas rattrapable, je sais que je n'en ai malheureusement pas la capacité aujourd'hui.

On arrive sur les quais de Seine, la chaussée est un peu moins large et la foule de coureurs se fait un peu plus dense. J'ai un peu de mal à tenir mon allure, j'évite tant ce peu de faire des slaloms entre les coureurs, ce qui est très énergivore.

Depuis le marathon de 2012, j'appréhende ce passage, j'ai toujours peur d'avoir une crampe dans ces passages casse pattes. Par précaution et me sentant limite des cuisses, je prends un cachet de Sporténine, j'aurais aimé pouvoir m'en passer mais la crainte est trop grande. Beaucoup de gens nous encourage sur les ponts et je cherche mon père de vue mais contrairement à lui, je ne vais pas le voir. Autre passage qui est un peu dur de mémoire, le passage dans le tunnel avec les souffleries mais cette année un peu de changement, pas de souffleries mais une ambiance "discothèque" que je trouve sympa mais par contre il fait super chaud dans le tunnel. Arrivé au 30ème kilomètre, on arrive dans le dur, depuis un petit moment, des coureurs sont en train de marcher mais le flux augmente, certains font des étirements tandis que d'autres essaye de retrouver leur souffle.
Passage au ravito, attention de pas glissser

Du 30ème à la fin:

Même si je commence à rentrer dans le dur, je gère encore assez bien ma course, en fait pour être précis, j'essaye de limiter au max les dégâts car les cuisses commencent à brûler.Toutes relances deviennent difficile à ce point de la course. Désormais, et jusqu'à la fin de la course, je décide de marcher les quelques dizaines de mètre que dure le ravito pour bien me désaltérer.

La file des coureurs marchant sur les côté me semble de plus en plus longue, certains s'étirent essayer de faire passer une crampe, je compatis avec eux car j'avais du faire de même il y a 2 ans. Par contre, je trouve qu'il y a beaucoup de coureurs allongés au sol dont 1 devant une des entrées de Roland Garros qui me semblait bien mal en point ( mis en position latéral de sécurité)

Désormais aussi, j'essaye de gérer mon allure pour atteindre mon plan B, améliorer mon record perso, je sais que je dois rester sous les 5'19 de moyenne, malgré cette moyenne qui chute inexorablement, je sais que ce record est à ma portée maintenant.

A l'instar du bois de Vincennes, celui du Boulogne semble interminable accentuer par l'accumulation de fatigue mais aussi par l'excitation d'en finir. J'essaye de me situer sur le parcours, je me rappelle de cette petite côte pas longue mais bien casse patte. Même si je suis loin de mon allure cible, je ne ressent pas trop le "mur".

Arrive enfin le rond point de la porte Dauphine et la poignées d'hectomètres qui nous sépare de l'arrivée, la foule se fait un peu plus dense à défaut d'être très expressive. Je vois le chrono affiché sur l'arche d'arrivée, j'essaye d’accélérer un peu et je sais que je vais battre mon record de près d'une minute

Voilà, s'en ai fini avec une impression mitigée, content d'avoir fait ce chrono de 3h43 malgré une prépa chaotique mais déçu de ne pas avoir pu jouer ma chance sur la concrétisation de mon objectif initial des 3h30 . Mon frère fini en 3h42.



Merci pour les photos à Maya, Christiane et mon père

@+
Kejaj




4 commentaires:

  1. Bon bravo tout de même. Je comprends ta déception. Je te souhaite de réussir ton objectif la prochaine fois.

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    1. Merci, toi aussi tu en as bientôt un de marathon?

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  2. content de pouvoir lire ton résumé.

    belle pef' quand meme avec cette prepa laborieuse.

    félicitation.

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  3. Bravo a toi pour ton nouveau record, sans tous les petits pépins (rhume, bronchite) tu aurais réaliser le 3h30... Encore bravo et bonne continuation.

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