mardi 11 février 2014

Sortie 15-2014: petit retour sur la séance 3 en 1

Bonjour,

J'ai commencé mon plan pour le marathon de Paris cette semaine mais manque de bol, ce plan est déjà perturbé par un gros rhume , j'en profite donc pour faire un petit retour sur la sortie de dimanche dernier.

J'ai découvert cette séance d'une durée de 1h50 grâce à un tweet de Luc de TrainingForBoston, séance issue d'un article du site de Jogging Internationnal

Je vous invite à lire l'article ici, en gros elle permet à un coureur qui n'a pas trop le temps de faire 3 séances par semaine de pouvoir mêler dans la même séance VMA, seuil et endurance.

Elle se décompose donc en plusieurs parties:

Endurance: 1) 30' en endurance à 70% de votre FCM

Seuil:          2) 20' ou 4000m à 80% de votre FCM
                  3) 15' ou 3000m à 85% de votre FCM
                  4) 10' ou 2000m à 88% de votre FCM
                  5)   5' ou 1000m à 90% de votre FCM

Endurance: 6) 10' en endurance à 65% de vorte FCM pour récupérer

VMA         7) 10' de 30"/30"

Endurance: 8) 10' à 60% de votre FCM

Pour mon cas personnel, je n'ai pas utiliser un pourcentage de ma FCM et un pourcentage de ma FCR, fréquence cardiaque de réserve (dite de Karvonen)
Pour s'en servir de base, il suffit de connaitre sa FCM et sa fréquence cardiaque au repos
ex pour moi: FCM: 192    FC au repos: 48   FCR= 192-48= 144

Je me sers donc de ma FCR de 144 auquel je rajouterai ma fc au repos pour calculer pourcentage
Pas clair tout ça!
ex pour les 30' en endurance: 144x0.7(soit 70%) = 101+48 (fc au repos)= 149, je met un peu de marge dans ma programmation soit entre 148 et 151 bien au-dessus des 134 si j'avais pris ma Fcm comme base

Déroulement de la séance:

La séance débute assez mal, j'ai des problèmes de relevé de ma fc ( très bien expliqué ici chez DosedeTrail)  pendant 10 bonnes minutes avant d'arriver à peu près à me stabiliser, j'avais pourtant bien mouiller les électrodes de ma ceinture.

Après ces 30', j’enchaîne  les 20' à 80%, je suis un peu moins rapide que mon allure marathon (théorie à 5'/km) , je m'aperçois rapidement des inconvénients de s’entraîner avec la Fc et non par rapport à la VMA, c'est que je suis obligé d'adapter en permanence mon allure selon que je monte ou que je descende ou quand j'ai le vent de face par exemple, c'est assez galère. J'aurais dû être entre 161 et 165 de bpm, je fais une moyenne de 163 sur ces 20' avec un peu moins de 4km

15' à 85%, à cette fc (entre 168 et 172bpm) , je suis un peu moins rapide que mon allure semi-marathon avec 4'37/km, comme pour la fraction précédente, je suis obligé de surveillé ma montre pour rester dans la bonne zone selon les conditions. Je fais 171 bpm de moyenne avec environ 3km200 parcourus

Je commence à fatiguer, à 88% de fcr ( soit entre 173 et 177 bpm) mon allure est la même que lors de la fraction précédente soit à 4'36/km. Je fais 176bpm de moyenne pour une distance de 2,17km.

Pour finir avec des fractions à durée décroissante, je finis avec 5' à 90% de fcr (soit entre 176-180bpm), je pensais est plus proche de mon allure 10 km (autour des 4'15) mais je pioche un peu et le légér faux plat montant n'arrange pas les choses. Je  fais 180 bpm de moyenne et une distance de 1km12

Après ces 4 fractions, place à la récup avec 10' à 65% ( entre 140 et 144bpm), j'ai beau ralentir l'allure, mes pulsations n'arrivent pas à descendre, je suis difficilement à 157 de moyenne, je commence à tousser ( frémisse de la semaine à venir) je suis un inquiet pour les 30"/30" qui m'attendent.

Pour ces 10' de 30"/30", je ne programme pas de pulsations ou d'allure cible, j'y vais au feeling, ça ce voit sur les allures, je les fais entre 3'38 et 4'05/km

Ouf c'est la fin, 10' en endurance avec une fc cible de 60% de ma fcr soit entre 132 et 136 bpm, comme pour les 10' de récup précédente, je n'arrive pas à descendre à cette zone avec 156 de moyenne, je suis bien content d'en finir

Je finis cette séance avec une distance totale de 21km, presque un semi-marathon. Elle peut paraître difficile mais elle est bien rythmée et passe assez vite? Les fractions peuvent faire un peu "peur" mais le ait qu'elles soient décroissantes les rend un peu plus simple . Je pensais être plus à la peine lors des 10' de 30"/30" mais, même si je n'atteins pas l'allure habituelle, ça se déroule bien aussi, en fait, c'est les 30" de récup qui sont vraiment plus lentes, je suis obligé de plus ralentir pour reprendre mon souffle. Petite déception sur les 2 périodes de récup, j'aurais aimé pouvoir descendre plus bas en pulsation mais j'aurais été obligé de ralentir trop mon allure voir marcher.

Les données Garmin: http://connect.garmin.com/activity/439217595

@+
Kejaj






vendredi 7 février 2014

essai équipement Under Armour

Bonjour,

Il m'a été donné l'occasion de tester par l'intermédiaire d'Activinstinct, 2 équipements de la marque Under Armour:



Avant de parler de ces 2 articles, petit retour sur Activinstinct: société basé à Londres crée par Simon Millet (joueur de tennis) il y a 20 ans.Activinstinct spécialisée dans la vente en ligne distribuant des articles pour un grand panel de sport allant du tennis au catch en passant par la natation, le baseball ou encore les arts martiaux. Pour en savoir plus, cliquer ici

La paire de gants Coldgear Liner Gant: J'étais resté sur une impression mitigé lors de la SaintéLyon avec une paire de gants Kalenji qui était neuf au départ (juste une sortie effectué quelques jours avant la course) mais le gant droit s'est ouvert entre le pouce et l'index dès les premiers kilomètres alors j'attendais de voir ce qu'allait donner cette paire.

Ces gants bénéficient de la technologie Coldgear (double maille) qui permet de garder , pour ce cas, les mains au chaud et au sec. Dès l'enfilage des gants, je suis surpris par le port moulant des gants ( je sais pas si on peut dire cintrée pour des gants) et le confort, aider par l'absence de couture dans les zones qui pourrait occasionner des frottements

Sur le dessus du gants, le logo Under Armour et deux bandes sont réfléchissantes pour la sécurité et être bien vu dans la nuit (au moins les mains), par contre à voir avec l'accumulation des lavages la tenue de se dispositif car sur un des gants, le logo commence à s’effriter.

 La paume du gants est recouvert des lettrages Under Armour en silicone pour améliorer le grip et qui donne, je trouve, un look assez "classe". L'utilisation sur l’écran tactile de mon portable (un modèle très ancien) n'est pas toujours très réactive mais très correct sur mon Ipad par exemple.

Petit regret sur la longueur du gant qui s'arrête assez bas sur le poignet, un peu juste pour faire un bon recouvrement avec une veste ou un sweat manche longue. Par contre le serrage au poignet est efficace

Sur chaque gant, une partie en micro fibre est disposé sur le dessus pour essuyer le visage ou le nez, sympa pour ne pas avoir le bout du nez tout rouge :-)

L'hiver étant assez doux pour le moment, je n'ai pas pu les tester dans des conditions vraiment froide mais lors d'une sortie à 2-3°c, je n'ai pas eu très chaud aux mains même si j'étais loin de la "piquette", à voir à température très basse. Par contre, en usage à température douce (7-8°c), ils sont vraiment pas mal, ils évacuent bien la chaleur et là où d'autres gants, que j'ai pu essayer, deviennent désagréable avec les mains humides, ici les mains restent au sec, un vrai plus en terme de confort et en rapidité de séchâge.Ils sont aussi pourvu d'une technologie anti-odeur pour éliminer tous les microbes

Je les ai utilisé également lors d'une sortie VTT , ils se sont révélés confortable avec un bon grip sur les poignées et une aisance gestuelle pour la prise des freins notamment.

Je les ai utilisé sur toutes mes sorties depuis fin décembre soit environ 180 km et ils n'ont pas pas "bougé"

Composition: 50% Nylon, 47% Polyester, 3% Spandex (élasthane)

les +:  -confort                                                   les -: -efficacité par grand froid
          -look                                                                -un peu court au niveau des poignets
          -qualité de fabrication
          - garde les mains au sec

En vente chez Activinstinct au tarif de 18€20 : en vente ici



Le deuxième équipement proposé par Activinstinct, un haut manche longue anti-froid. Celui-là, j'ai mis un peu de temps pour le tester car je voulais vraiment l'utiliser avec des températures négative mais qui ne sont pas encore venues.
Ce Tshirt utilise également le système Coldgear, c'est à dire qu'il est en matière double face (ce qui le rend d'aspect assez épais) ce qui permet une bonne circulation de la chaleur tout en préservant de l'humidité. Il est compressif afin de réduire les vibrations musculaire et retarder la fatigue. Il est aussi anti odeur et HPF (protection contre les ultra-violets)
Ok c'est bien beau tout ça mais comment est il une fois enfiler?
Il se porte moulant en première couche, quand je l'ai mis la première fois, je n'avais pas lu le descriptif du maillot, je n'avait pas connaissance de son "pouvoir" compressif" mais j'ai tout de suite ressenti que ma posture du haut du corps était bien plus droite. Je n'aime pas trop me sentir oppressé du buste et j'avais un peu peur d'être à l' étroit mais il est assez extensible pour être confortable ajouter à cela le petit col remontant légèrement.
Je l'ai utilisé en simple couche avec juste un coupe vent North Face GTD jacket par dessus. La sortie s'est faite à une température entre 6 et 8°c mais avec un vent assez fort. Je n'avais pas tellement chaud en partant mais me basant sur mon expérience de ce type de haut (j'en ai un d'une autre marque), je pensais qu'avec l'effort, j'allais avoir chaud voir trop chaud mais ce ne fût pas le cas, le ressenti de température fût régulier sur tout la sortie, les manches descendent assez bas sur les poignets ( ce qui permet de faire la jonction avec les gants un peu court par exemple). Je suis un peu dubitatif sur ce qui concerne le maintien musculaire mais ma posture est restée aussi droite que quand j'ai enfilé le maillot, je ne suis pas du genre à me tasser avec l'effort mais ce maintien est assez agréable.
Autre élément important, c'est le retrait du sweat en fin de sortie, ça peu paraître bizarre mais avec l'autre tshirt de ce type, qui  évacue moins la transpiration, c'est un peu la galère à enlever collant au corps avec la sueur , là pas de soucis pour l'enlever et le haut du corps est resté sec tout le long de la sortie.
Pour être franc, je ne l'ai pas encore beaucoup utilisé pour l'instant donc je ne sais pas trop comment il se comporte avec l’accumulation de kilomètres (et de lavage) , je mettrai à jour cet article si besoin

Description: 63% Nylon, 23% Polyester, 14% élasthanne
     
Les +: port agréable                                         les-: un peu juste en simple couche
          évacuation de la sueur                          
           maintien du buste

En vente chez Activinstinct au prix de 39€, en vente ici

@+
Kejaj
                   

mardi 4 février 2014

Marathon de Paris 2014: jamais 2 sans 3, début de la prépa

Bonjour,


Comme dit dans le titre de ce billet, je vais m'aligner le 6 avril pour la 3ème fois sur la ligne départ du Marathon de Paris avec l'intention (encore une fois) d'atteindre les 3h30. Après avoir réaliser 3h57 la première année (grosses crampes dès le 30ème kilomètre ) et 3h44 l'année dernière.


 Pour essayer d'arriver à mes fins, je vais suivre le même plan que l'année dernière, c'est à dire un plan 9 semaines avec 4 sorties hebdomadaires ( 1 sortie VMA, 1 sortie en endurance, 1 sortie EMA et une sortie longue avec des fractions à allure marathon). Ce plan se base sur la VMA et non la Fc et j'avais apprécié cette spécification l'année dernière. Je n'ai pas fais de test VMA depuis un petit bout de temps mais je l'estime toujours à 16km/h (3'45/km) surtout que je n'ai quasiment pas travailler la vitesse sur le 2ème semestre 2013 privilégiant l'endurance.

Avant de débuter ce plan (en théorie mardi car j'ai choppé un rhume), j'ai fait un plan 4 semaines pour travailler ma VMA, j'essayerai de voir si ce plan à payer en participants à un 10km mi-février.

Dans ma prépa, j'ai aussi planifié un semi avec celui des boucles de la Seine à Elbeuf le 9 mars. Les années précédentes, j'avais fait celui de Rueil-Malmaison mais cette année, il tombe le même jour que le marathon de Paris. J'accorde de l'importance à ces compétions intégrer dans le plan car la motivation n'est pas toujours présente au cours d'un plan et rien de telle qu'une course pour se motiver.
 En plus, je n'aborde plus ce marathon comme les années précédentes et surtout la première année.
En effet, la première année, dès le mois de septembre, je ne pensais qu'à cette course qui était pour moi une première sur cette distance, je suis désormais dans une sorte de "routine" , je l'avais déjà remarquer l'année dernière et je pense que si j'avais atteins mon objectif de 3h30, je en pense pas que je serais reparti sur cette course en 2014.

Comme pour les plans différents, je ferai un résumé hebdomadaire de mes sorties, sorties que je pourrais comparer à celles de l'année dernière et je mettrai tout ça dans un onglet spécifique.


@+
Kejaj

mercredi 22 janvier 2014

Mon programme 2014...au moins pour le premier semestre

Bonjour,

Après une année 2013 assez longue en nombre de courses, de kilomètres et qui s'est terminée avec la SaintéLyon, je ne savais pas trop quoi faire en 2014, tout semble se diriger vers une année de transition sans gros objectifs. Après 2 semaines de coupure en décembre, j'ai repris les sorties avec l'impression de manquer de vitesse sûrement dû au 2ème semestre 2013 plus basé sur l'endurance et le dénivelé pour préparer le trail HK et la SaintéLyon . Je vais donc essayer de travailler la vitesse au moins pendant ce premier semestre.

Comme les 2 années précédentes, le début d'année sera rythmé par la préparation pour le marathon de Paris du 6 avril avec, pour la 3ème fois, essayer d'atteindre l'objectif de 3h30.
Avant d'attaquer le plan pour ce marathon (même plan de 9 semaines que l'année dernière issu du site de Bruno Heubi), j'ai refait un programme de 4 semaines pour travailler la VMA, plan que j'avais pris sur le mag Zatopek, plan que j'avais déjà suivi en 2012 avec plus ou moins de succès ( voir ici ).

Rien de tel pour valider ce plan, que de faire un 10 km. J'ai choisi de faire celui des 10 bornes du Château Gaillard aux Andelys, course que j'avais déjà faite en 2011 et qui a la particularité d'être ma première course.
Cette course tombant le 16 février, va falloir que je voie comment l'intégrer dans le plan marathon qui débutera lui début février.

Dans ma prépa , j'ai mis un semi marathon mais pas celui de Rueil-Malmaison qui tombe étrangement à la même date que le marathon de Paris cette année (?) mais celui des boucles de la Seine à Elbeuf (76), qui lui tombe le 9 mars.

Après le marathon, je pense m'aligner sur le trail du Donjon à la Roche-Guyon le 17 mai dans la version 14km et 400m de d+. Je devais y participer l'année dernière mais un événement familiale m'avais obligé à changer mon programme. Il y a aussi une version 52 km mais ça me semble un peu juste à peine un mois et demi après le marathon de Paris.


 Fin mai,le 31, je serai de nouveau sur un 10km avec les foulées de la Rue à Beauvais pour la 3ème année consécutive. Les années précédentes, je m'y étais aligné dans un état de fraîcheur plus que moyen, j'espère cette année, pouvoir y faire un bon chrono.


Pour finir ce premier semestre, j'avais dans un coin de ma tête, l'idée de m'aligner sur une course de montagne avec le marathon du Mont Blanc, ayant lu par-ci par-là les louanges sur le parcours mais malheureusement, les inscriptions sont closes, partie remise pour 2015...
A défaut de pouvoir faire cette course, je serai le 29 juin sur le semi du terroir brayon à Forges les Eaux (aussi pour la 3ème fois).

Je n'ai pas encore défini de courses pour le 2ème semestre mais je pense que je continuerai à essayer de travailler la vitesse avec pourquoi pas une participation au challenge de l'Andelle qui regroupe des courses, route ou cross, d'environ 10kms afin de préparer une année 2015 que je pense plus tourner vers le trail




Calendrier du premier semestre 2014:

-16 février: 10 bornes du Château Gaillard aux andelys (27)
- 9 mars: semi marathon des boucles de la Seine à Elbeuf (76)
- 6 Avril: marathon de Paris (75)
- 17 mai : 14km du Trail du Donjon à la Roche-Guyon (95)
-31 mai: 10km des Foulées de la Rue à Beauvais (60)
-29 juin: semi marathon du terroir Brayon à Forges-les-Eaux (76)

@+
Kejaj

vendredi 10 janvier 2014

2013, bilan d'une année bien chargée

Bonjour,

Déjà, pour commencer, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2014.

2013 est désormais terminé, une année bien chargée, j'avais prévu un nombre conséquent de compétitions ce que j'ai tenu même si j'ai quelque peu modifié le programme prévu.

Comme en 2012, j'avais comme objectif en ce début d'année le marathon de Paris avec un objectif de 3h30. Pour essayer d'atteindre cet objectif, j'ai suivi un plan 9 semaines tirer du site de Bruno Heubi.

Début mars, j'avais intégré dans cette préparation ma première compétition de l'année avec le semi de Rueil Malmaison, rendez vous bien sympathique avec un parcours modifié comparé à 2011. J'y réalise mon meilleur chrono sur la distance en passant sous la barre des 1h35 avec un chrono de 1h34'57". Ce semi est vraiment une course très sympa avec un parcours diversifié malheureusement, il ne sera pas au programme 2014 car il tombe le même jour que le marathon de Paris.

Début avril, je prends le départ du marathon de Paris pour la deuxième année consécutive avec l'intention de m'approcher le plus possible des 3h30 voir être en dessous. Malheureusement, ce ne fût pas le cas même si j'ai amélioré mon chrono de 13' en réalisant 3h44'06. Petite satisfaction quand même je termine beaucoup mieux quand 2012 où j'avais terminé pétri de crampes aux 2 jambes

Mi-Mai, dans mon programme d'avant saison, j'avais prévu de faire soit les 50km du trail du Donjon à La Roche Guyon soit le 14 km mais un empêchement familial contrarie mon planning et je m'aligne le lendemain sur les 30km du trail du Pays de Bray à Gaillefontaine avec un peu plus de 700m de d+. Ce n'est que mon 2ème trail et il se déroule sous une pluie incessante, les conditions de courses sont vraiment difficiles.
Je fini en 3h36'19 mais aussi avec une douleur au genou droit que je met sur le compte du parcours en devers par endroit.

Fin mai, je prend le départ des Foulées de la Rue à Beauvais dans le cadre d'un challenge entreprise, je ne suis pas totalement remis de ma douleur au genou et je ne vise pas de chrono significatif sur ce 10km, juste le plaisir de passer un bon moment avec des collègues de travail en dehors du cadre de l'entreprise. Je finis quand même sur un honorable 44'59

Courant juin, la douleur au genou est revenu de plus belle, le mois sera calme niveau sortie mais je m'aligne quand même sur le semi marathon du terroir Brayon à Forges les Eaux pour la 3ème année consécutive, j'aime bien cette course notamment le parcours dans la campagne normande. Bien sûr toujours pas d'objectif de chrono, je finis avec un temps de 1h39'59

J’enchaîne ensuite sur mon deuxième gros objectif de la saison avec le trail du Haut Koenigsbourg avec ses 54km et ses 2000m de d+. Ce trail a lieu mi septembre et je suis une prépa sur 10 semaines (dont les 2 premières juste comme une remise en jambes suite à mes problèmes de genou). Je n'avais pas prévu ce trail dans mon calendrier mais je n'ai pas résister à l'invitation d'un collègue et ce trail me servira bien pour la SaintéLyon. Du coup, je passe de sorties en grande partie sur bitume à des sorties plus nature avec intégration de dénivelé.
Le trail se déroule bien, je fais un chrono de 6h53, ce fût une belle aventure en Alsace, région que je découvrais pour l'occasion

Après un peu de repos, je décide de zapper Paris-Versailles pour garder un peu de fraîcheur pour le semi de la Transquar à Beauvais. Pas facile la transition entre trail qui privilégie (en tout cas pour niveau) l'endurance à la vitesse à des courses sur bitume plus tourner vers la vitesse. Je n'avais pas encore fait cette course et le parcours dans cette ville que j'apprécie particulièrement pour y avoir vécu est sympa. La course ne fût pas des plus facile mais je réalise quand même un 1h39 certes assez loin de mon record de Rueil Malmaison

Maintenant place au gros rendez vous de cette année avec la SaintéLyon et ses 75km en partie nocturne. Ce sera la deuxième fois que je dépasse la distance marathon (avec le trail de septembre) et je n'ai pas d'autre objectif que de finir en bon état (même si un chrono de - de 10h me plairais bien). Pour cette course, je suis un plan Bruno Heubi de 9 semaines que j'ai en fait commencé en semaine 3. J'essaye de faire un mix entre sortie sur bitume et sortie nature (ce qui caractérise la SaintéLyon) mais je commence à sentir que l'année devient longue, j'en suis à mon 3ème plan de l'année ce qui amènera  à 26 semaines de prépa dans l'année. La course ne se déroule pas aussi bien que je l'aurais espérer , je fais un chrono de 11h03 , je suis déçu sur
le coup avec l’impression de ne pas avoir pris de plaisir pendant ces 11h mais avec le recul, quelle aventure!

Voilà pour l'année 2013 avec un total d'un peu plus de 2020km (soit près de 400 de plus qu'en 2012) dont 275 en compétition. J'ai mis l'accent dans le deuxième semestre en particulier sur le travail de dénivelé en délaissant un peu le travail de vitesse, j'atteints un total de 26300m de d+, pas mal en Normandie.J'ai aussi fait quelques sorties VTT et un peu de natation mais rien de bien significatif, peut être un peu plus en 2014...



@+
Kejaj

samedi 14 décembre 2013

SaintéLyon 2013: quelle nuit blanche!

Bonjour,

Quand l'idée de faire la SaintéLyon m'a traversé l'esprit l'année dernière lors d'un repas entre amis, j'avais envie de voir jusqu'où j'étais capable d'aller, je voulais des conditions difficiles (comme celle qu'on eu les participants de l'édition 2012) pour mettre à l'épreuve mon mental. J'avais lu les compte rendus des amis de la Runnosphère ayant participé à cette 59 édition et j'avoue qu'un sentiment étrange de peur et d'envie commençais à me gagner.

Pour ce week-end de course, je suis accompagné de mon collègue de travail et ami Philippe, au moins jusqu'au départ car nous n'avons pas du tout les mêmes objectifs, lui vise moins de 8h (pour ça première participation, sacré défi) et moi moins de 10h.

Préambule:

Nous arrivons vendredi soir à Lyon, logés de la meilleur des manières chez un ami à lui. Son ami a prévu le déjeuner et dîner pour le samedi, nous n'avons qu'à nous concentrer sur la course qui nous attends et à préparer nos affaires. Nous allons retirer nos dossards samedi matin et faire un petit tour sur le village expo. Après le déjeuner, nous allons rapidement faire un tour dans le vieux Lyon histoire de faire un peu de tourisme mais le nombre de touristes est vraiment (trop) important et nous piétinons beaucoup. Nous rentrons donc nous reposer un peu et finir de préparer nos affaires.

Notre hôte d'exception nous emmène même jusqu'à Saint Etienne en voiture où nous arrivons vers 22h-22h15. Nous rentrons dans le parc des expo qui est bondé de coureurs que se soit dans les tribunes ou directement sur le sol (voir même sous les tribunes). Je regarde si je vois d'autres membres de la Runnosphère mais il y a trop de monde, tant pis nous allons nous habiller tranquillement.
Nous nous installons pour ça dans les tribunes confortablement assis (enfin tant que possible).

 Le speaker demande aux coureurs qui somnolent ou dorment de se réveiller tranquillement et de commencer à déposer les sacs à la consigne, ce que nous faisons. Les consignes sont dehors dans des camions selon nos numéros de dossards, au retour dans le parc des expo, je tombe sur les amis de la Runnosphère, échangeons quelques mots, rencontre Laurent pour la première fois.

Nous nous plaçons chacun dans nos sas (moi dans le - de 11h, mon collègue dans le moins de 9h), nous nous reverrons qu'à la fin quand j'arriverai.

En attendant le départ, je me réchauffe en faisant quelques sauts sur place mais je n'ai pas, malgré les -2°c, vraiment froid, je commence à stresser: 10h de course pour faire 75km de nuit, ça fais beaucoup d'inconnues. Le speacker prévient que les conditions seront difficiles jusqu'à Sainte Catherine avec pas mal de verglas

0h le départ est donné:

Je sais que l'on commence par environ 7km de bitume, j'essaye de gérer mon allure ce qui n'est pas facile
car je me fais beaucoup doubler sur cette portion, je reste concentrer sur mon allure.
Je suis parti avec pas mal d'eau pour sauter le premier ravito et je bois régulièrement. Il y a pas mal de spectateurs sur les bas côté qui nous encouragent, sympa à cette heure si et dans ce froid.

Quand nous quittons le bitume, le ton est donné, ça commence à glisser ensuite vient la neige, c'est pas chiant la neige, c'est même sympa de courir dedans, il suffit de taper des pieds de temps en temps pour évacuer la neige avant qu'elle ne fonde mais ici, elle recouvre du verglas. Les glissades commencent, les chutes aussi, l'allure se réduit, la prudence est de mise.
Tomber, bien sûr, c'est pas top mais surtout il serait dommage de se faire mal alors qu'on a même pas passer le premier ravito. Mais outre la chute, que l'on "sent" parfois venir, ce qui m'inquiète le plus, c'est d'être percuté par un autre coureur, l'"effet de surprise" peut être très préjudiciable avec le risque de se faire vraiment mal. Je me rend compte aussi rapidement que mes chaussures (XR Crossmax2) ne sont pas adaptées à ce type de surface glissante. En parlant, d'accroche, beaucoup de coureurs commencent à mettre les chaines, se sera le début d'un grand balai de mise en place et de retrait de ces ustensiles ( que j'ai ben pris soin de ne pas prendre) selon les surfaces rencontrées.
En effet on alterne entre chemin et petite portion de route, chaque retour dans les chemins étant, en général, signe de belles figures artistiques. Niveau physique, je souffre des tendons en bas des mollets (j'imagine que c'est les achilles ), je sais pas si c'est dû aux appuis fuyants ou une défaillance. J'ai même les mollets douloureux et je commence déjà à prendre un cachet de Sporténine, cachet que je prendrai régulièrement pendant la course.
Les endroits dégagés (en plein champs) sont l'occasion de voir ce grand serpentin de frontales qui est, en plus d'être magnifique, très impressionnant. Je me fais beaucoup doubler que ce soit par des coureurs avec des chaines ou par des relayeurs (voir les 2) et quand je vois la file de frontales devant moi, j eme dis que je suis (très) mal classé, mais dès que je me retourne et que je vois la suite de la file derrière moi, je ne peux m'empêcher de m'arrêter quelques secondes sur le bas côté pour profiter du spectacle.
Les bas côtés pour ne pas dire le champs, qui nous est très utile pour éviter le chemin trop piégeu. Même si dans ces conditions, la solidarité est de mise, j'attends souvent: attention verglas, prenez sur la gauche de chemin... et bien sûr les "comment vas tu" quand un de nous tombons, nous n’hésitons pas à profiter du champs ou de l'herbage un peu plus meuble sur le coté du chemin.

Saint Christo: 1er ravito (16km depuis le départ: 3209ème en 1h58)

Contrairement à ce que j'avais prévu, c'est à dire de ne pas du tout m'arrêter, je prends très rapidement 2 tuc et 2 pâtes de fruit avant de reprendre mon chemin, je crois sans exagérer que je suis rester moins de 2' sous la tente. Même en buvant régulièrement (env tous les 2km), j'ai encore une quantité confortable d'eau sur moi. Comme je m'y attendais, la tente est bondée de coureurs, y rester le moins longtemps semble être la meilleur des options. Je ne prends pas beaucoup d'aliments solide mais j'ai sur moi ( dans la ceinture Spibelt sous ma veste pour protéger du froid) 2 gels et 2 barres de céréales (sans compter ce que j'ai dans le sac).

Les conditions sont identiques à la première partie, beaucoup de glissades ce qui nous oblige à rester en file indienne soit en trottinant soit dès que ça grimpe, à marcher les uns derrière les autres. A ce moment de la course, ça discute encore un peu, moins qu'au début quand même, et les coureurs qui sont en groupe s'appellent les uns les autres pour ne pas se perdre de vue. J'essaye de courir dès que je le peux, en augmentant ma fréquence de pas, les appuis sont moins long et j'adhère mieux mais il est difficile de doubler des coureurs sans prendre de risque.

Entre Saint Christo et Sainte Catherine, je commence vraiment à ressentir le froid ce qui n'était pas encore le cas depuis le début de la course. J'ai un bandeau mais la capuche n'est pas de trop surtout qu'il y a un peu de vent.Je continu à me faire pas mal doubler ce qui joue sur mon moral, je me sent un peu seul dans cette galère. Pour rajouter une couche à mon labeur, je chute, pas très vite, et mon genou droit tape contre une pierre, il me faut bien 500m de marche en boitant avant que je puisse recourir, je regarde mon genou endolori qui saigne un peu juste en dessous, je pense que le gros de la douleur vient de là alors que je suis plus écorché pile sur la rotule mais je ne le verrai qu'à la fin de la course.

Sainte Catherine: 2ème ravito (29.6km depuis le départ: 3642ème en 4h13)

Je rempli une de mes gourdes à un robinet d'où coule un filet d'eau qui mettra bien 2-3 minutes à remplir mes 500ml, je plains ceux qi remplissent leur poche à eau. En fait, même en m'hydratant régulièrement, je n'ai pas tant vider mes réserves. Je veux prendre 2-3 trucs à manger mais il y a trop de monde encore, je repars. Dehors, les secours sont déjà en action pour soigner des coureurs

Le speaker avait dit avant la course que ça glissait jusqu'à Sainte Catherine mais en fait, ça glisse encore surtout les descentes et quand ce n'est pas gelé, certaines ruissellent d'eau boueuse, comme souvent, au début on évite de se mouiller les pieds puis on marche dedans, ça va les chaussures évacuent bien l'eau et je n'ai pas (trop) froid aux pieds, c'est déjà ça. Il y a toujours des spectateurs sur les bas côté, parfois au intersection, parfois plus isolé, ça met toujours du baume au cœur surtout que le morale est au plus bas, je commence à me demander ce que je fous là, les idées noires remontent, je me rends compte que je cours sans prendre de plaisirs, qu'à chaque glissade je soupirs de mécontentement

Pour être honnête, je ne me souviens pas exactement du parcours, je le subit plus que je n'en profite. Le seul endroit que je pense me situer est la côte du bois d'Arfeuille aussi difficile que je l'imaginais.  Je suis plutôt concentrer et je cherche le meilleur endroit pour trouver un peu de grip. Je n'y arrive pas toujours et je reprends une bonne gamelle, là une vraie, une spectaculaire que je n'ai pas vu arriver. Je crois même que mon corps à du se trouver à l'horizontal, je sais pas ce qui c'est passer surtout que j'ai chuté de côté mais heureusement je ne me suis pas fait mal, j'ai même un petit sourire aux lèvres.

Nous commençons à rentrer dans le dur, les corps commencent à se fatiguer et je double de plus en plus de coureurs ou alors c'est un "jeu" de je te passe tu me passes

Je me demandais aussi avant la course, comment j'allais gérer la fatigue et bien je n'y pense même pas, c'est quand je regarde le temps écoulé que je me dis " 4h30 de course, il est donc 4h30 du matin", je suis surpris même si je me doutais bien que je n'allais pas m'endormir debout. Je fait des calcul rapide dans ma tête et je m'aperçois que faire en dessous des 10h sera impossible même si, normalement, la course sera moins difficile après Saint Genoux

Saint Genoux 3ème ravito (41,7 km depuis le départ 3134ème en 6h12)

Je rentre dans la tente et je prends tout de suite un gobelet de thé, ça fait du bien de boire chaud. Je vais à la table pour remplir mon bidon d'eau (comme ça je pourrais sauter le prochain ravito et ne remplir qu'au dernier qui devrait être moins peuplé) mais la table sous la panneau stipulant la zone de remplissage situé à la sortie de la tente est remplit de bouteille vide, je suis obligé de retourner en arrière pour demander de l'eau. Je me met sur le côté de la tente pour changer mes piles, j'aurais pû encore continuer avec celle-ci mais ça fait déjà quelques kilomètres que j'ai l’impression d'être suivi par moment par des bagnoles. Je prends 2 tucs, 2 rondelles de saucissons et je repars, je suis resté 10', mon plus long arrêt à un ravito.

Le jour commence à se lever, le ciel est bleu et j'attend les premiers rayons de soleil pour me réchauffer un peu. On commence à avoir des points de vue sur l'agglomération lyonnaise, au fur et à mesure de notre avancement, le silence s'installe entre les coureurs, quelques téléphones commencent à sonner, quand c'est un appel, le coureur semble chuchoter pour ne pas gêner son entourage semblant être dans son chemin de croix. On croise les lève tôt du dimanche matin qui nous encouragent , nous motivent. La surface devient plus praticable mais les jambes sont désormais bien lourdes, je suis quand même content de retrouver du bitume même si ma foulée est elle aussi lourde, j'ai mal aux pieds, je crois qu'ils ont morflé , j'ai une paire de chaussettes dans mon sac mais je n'ose pas les changés de peur de voir l'état de mes pieds, il reste alors 20 bornes à faire

Soucieux en Jarest: 4ème ravito (54,3 km depuis le départ: 3164ème en 8h15)

Je passe en coup de vent, je ne passe même pas dans la tente. Je suis dans l'inconnu maintenant, je n'ai jamais autant couru ni aussi longtemps. J'ai froid, terriblement froid au thorax, j'aurais peut être dû changer de tshirt. J'enlève mon bandeau pour prendre mon bonnet, j'en profite pour ranger ma frontale. Même si je n'en doutais pas, je sais maintenant que je vais bientôt en finir, nous sommes de plus en plus sur le bitume signe que nous arrivons. J'essaye de reprendre un rythme correct mais les jambes ont du mal à suivre, je reçois quelques SMS à lequel je répond, bon prétexte pour marcher un peu. Nous ne sommes plus que des zombies avançant sans un mot à part d'encouragement quand un coureur "flanche", allez c'est bientôt fini. La vie matinale reprend ses droits sur la vie nocturne, nous croisons quelques joggeurs, certains nous salut, d'autres nous encouragent mais d'autres ne nous regardent même pas.

Beaunant: dernier ravito (68,3 km de puis le départ: 2816ème en 10h05)


Je prends rapidement un peu de fromage et du saucisson, je remplis dehors mon bidons à moitié et je repars. Je sors du ravito et on attaque direct une côte bien raide, j'essaye même pas de courir, d'ailleurs je crois que je n'aurais pas pu. La fin approche, je profite de ce moment pour refaire un peu le "bilan" de la course, c'est quand même incroyable ce que j'ai vécu depuis le départ de Saint-Etienne (avec le recul de quelques jours, je crois que c'est ça l'esprit de la SaintéLyon: une course difficile que l'on mène contre le chrono mais surtout en allant puiser au plus profond de nous même, en exagérant (beaucoup) je crois qu'on pourrait presque dire qu'on est proche de l'instinct de survie, de la faculté qu'à l'être humain à évoluer en milieu "hostile", allez, j'arrête là mon délire)

Nous traversons un parc, ça fait du bien de trouver un peu de terrain meuble car ça tape quand même sur le bitume.Descente le long de la Saône pour quelques mètres sur le quai avant de remonter un escalier pour retourner sur la route (pas trop compris l'intérêt de ce passage). Arrive le passage des marches à descendre, 200 apparemment, j'avoue, j'ai pas compté ,certains coureurs ont du mal à descendre, moi ça va,  même si je ne prends pas de risque en m'appuyant à la rambarde pour essayer de descendre rapidement en léger trot.
Passage sur un pont, le dernier, il reste 2 km et là, c'est long 2 km.

L'arrivée:


Je m'imagine sur mes parcours d'entrainement, je me dis que 2 km c'est de là à là sur mes parcours habituels, put... ça semble long. Les gens sur les bas côté nous encourage, on arrive dans le parc des berges, il reste 1 km, un groupe de 4 coureurs se regroupe devant moi pour la photo finish, je leur laisse quelques encablure d'avance, on arrive devant des panneaux décomptant les mètres: 200m-150m-100m, je cogite sur mon arrivée est ce que je vais pleurer? non je ne suis pas spécialement ému, juste pressé d'en finir.
Je passe sous l'arche d'arrivée, mon pote Philippe m'attend avec mes affaires (il a fait 7h49 et une 141 ème place pour sa première participation), je récupère mon tshirt de finisher et je me change rapidement, éteins ma montre ce que j'avais oublié. J'ai les jambes bien lourdes, on passe rapidement sur le ravito d'arrivée et on quitte le lieu de la course.





Fini en 11h03'40 les 75km, loin de mon objectif chrono mais avec une 2693ème place sur un peu plus de 5090 coureurs, ce qui me va moi qui termine plutôt dans le dernier quart d'habitude

Conclusion:

En course et même après l'arrivée, je me suis dit plus jamais cette course, plus jamais une distance aussi
longue (j'avais dit pareil après mon 1er marathon, je vais faire le 3ème en avril) mais après réflexion l'idée de retenté ma chance commence à trotter dans ma tête peut être pas en 2014, on verra.
J'ai vécu tellement de choses pendant ces 11h de course, course qui s’apparente vraiment à une aventure humaine, elle génère tellement d’enthousiasme chez les coureurs et chez les spectateurs que l'on comprend l'attachement que peuvent avoir les Rhodanien pour cet événement

Je remercie bien sûr Philippe pour m'avoir accompagner pour ce week end (même si je ne l'ai pas vu de la course)
Je remercie Fabien pour nous avoir offert le gite et de son hospitalité.
Merci à tous les bénévoles et aux spectateurs pour les dévouements et leur encouragement.
Merci à tous ceux qui m'ont encourager sur les réseaux sociaux et par SMS




Données Garmin de la course: http://connect.garmin.com/activity/413878302

Photos : Maindru Photo:http://www.maindruphoto.com/
             site de la SaintéLyon: http://www.saintelyon.com/

Compte rendu de la Runnosphère:

Greg Runner: RÉCIT DE COURSE: Ma SaintéLyon 2013
Lolotrail: SAINTELYON: "The Nignt Race" et la vidéo
Run Reporter Run: SaintéLyon on comment basculer du côté obscur
Mangeur de cailloux: SaintéLyon 2013: résultat à chaud et SaintéLyon 2013 - Récit
Grego on the run: SaintéLyon 2013: Quel bonheur 
Jahom runner: SaintéLyon 2013: jusqu'au bout de la nuit 
Noostromo: SaintéLyon 2013: le récit
Djailla (sur la SaintExpress): SaintExpress2013 - une magnifique nuit blanche

et pour finir, le compte rendu du vainqueur Benoit Cori: SaintéLyon 2013, un truc de fou

@+
Kejaj

mercredi 4 décembre 2013

SaintéLyon: dimanche à minuit, aller courir au lieu d'aller dormir

Bonjour,

Dans la nuit de samedi à dimanche, je prendrai le départ de la SaintéLyon version 75km en solo. Je m'aligne pour la première fois sur cette épreuve (et sur cette distance) et j'avoue que les 7 semaines d'entrainement n'ont pas totalement effacées mes craintes et mes interrogations sur le déroulé d'une telle course.

Des craintes concernant la météo même si elle semble s'améliorer comparer à ce qu'elle était il y a une semaine la neige semblant laisser place à du verglas jusqu'à Sainte Catherine

Des interrogations sur l'efficacité de mon plan ( tiré du site de Bruno Heubi) dont voici le bilan

7 semaines d'entrainement: 324 km parcourus en course à pied en 24 sorties, un peu plus de 33h et près de 6000m de d+ (distance moyenne des sorties: 14,75km), distance la plus longue du plan: 28 km en 3h pour 730m de d+.

Le kilométrage de ce plan peut sembler un peu faible pour une course de 75 km mais je sortais d'un plan de 11 semaines qui s'était terminé mi-septembre par un trail de 54km et 2000m de d+.

Des interrogations concernant l'équipement, je n'ai pas rencontré les conditions prévues pour ce week-end (entre -2°c et -5°c voir encore moins) ce qui ne m'a pas permis de valider avec certitude mes choix vestimentaire.

Je partirais avec:

Pour le haut du corps: tshirt manche longue, sweat et coupe vent Kalenji
Pour le bas: toujours du Kalenji avec cuissard, manchons et un collant léger par dessus , j'hésitais avec un collant hiver mais il a tendance à me faire mal aux genoux dans la durée, je met ce problème sur le compte d'un maintien musculaire qui ne me convient pas trop et une paire de chaussettes Thyo

Pour les chaussures: la grande interrogation, j'ai arrêté mon choix sur des Salomons XR Crossmax 2, l'accroche n'est pas exceptionnelle mais les transitions chemin-bitume ( 56%-44% sur cette course) sont pas mal

Avec ceci: buff, bonnet, gants et frontale Petzl Myo RXP


Pour le sac à dos: un Raidlight Olmo 12l avec dedans les chaines Ezyshoes ( à moins que le risque de verglas s'amenuise) tshirt et chaussettes de rechange ainsi qu'un autre buff et gants de rechange (ou juste des sous gants)

Alimentation-hydratation: je prend quelques gels (sucré et salé) et quelques barres de céréales. Pour la boisson, je pars dans l'optique de sauter le premier ravito ( au pire d'y faire un court arrêt) je pars donc avec 2 bidons de 500 ml ( un d'eau pure et un autre avec de la boisson isotonique) et soit 1l ou la moitié dans la poche à eau en espérant que la protection du tube fourni avec la poche soit efficace est car de gel. Je prend aussi un tube de Sporténine pour (essayer) éviter les crampes



Comme objectif chronométrique, c'est l'inconnu car je n'ai jamais fait une telle distance mais comme il faut bien partir sur une base, je me suis référé au site My Trail . Sur ce site, il est possible de planifier une feuille de route à partir d'une allure de base et d'appliquer une correction d'allure selon le dénivelé.
Je suis parti sur une base de 6'30/km ce donnerait avec les correction d'allure un temps estimé autour des 9h04 de course auquel il faut rajouter les temps d'arrêt au ravito. Un temps autour des 10h me semble plausible selon la météo et peut être faire moins (entre 9h30 et 9h45 serait pas mal)

@+
Kejaj